Essai d’une voiture électrique : la Citroën C-Zéro

Ca y est j’ai testé une voiture électrique : la Citroën C-Zéro, en location chez National Citer. Voiture prise à l’aéroport d’Orly le soir, retour au même endroit le lendemain. 80 km au total.

Bon, déjà, le nom est forcément très mal choisi et je me demande si le marketing de chez Citroën a pensé à sa prononciation ; une vraie balle dans le pied pour la marque, vis-à-vis du public francophone. Les VE sont bien mal nommés, entre la C-zéro et l’Audi e-tron…

La voiture : c’est une citadine « enflée », pas très large mais d’une bonne longueur. Finition et présentation à ch… très en retrait par rapport à ce que fait le constructeur sur une nouvelle C3 par exemple. Le must, c’est l’autoradio tiers avec façade détachable, qui était d’ailleurs verrouillé sur ma voiture de location (une panne de batterie récemment les gars ?).

Démarrage. Là, évidemment pas de mise à feu, de vibrations et claquements, de ron-ron. Ca c’est super et je pense que ça libère vraiment une contrainte : on n’hésitera pas à utiliser sa voiture pour des courts trajets – c’est d’ailleurs là qu’elle excelle.

La voiture a été rechargée (combien de temps ?). La jauge est pleine. On y va. Waou c’est génial de rouler sans le bruit du diesel. Agrément de conduite top, ça accélère sans peine et sans bruit, et on goûte bien le plaisir d’une voiture sans passage de rapports.

Le truc cool aussi quand la voiture ne fait pas de bruit, c’est qu’on doit vachement apprécier la musique. Mais avec mon autoradio bloqué… Alors j’ai les bruits de la route (autour) et les bruits du mobilier (bien maîtrisés, mais gare au vieillissement).

Un peu d’autoroute… À 110 km/h, la jauge baisse comme une malade. J’ai plutôt envie de rouler très souple, et réduire le tempo. Il faut quand même que j’arrive jusqu’à l’aéroport demain. Allez, j’ai peur, je réduis le chauffage et je mets mon écharpe.

Lendemain matin. La nuit a été fraiche mais les batteries ont gardé les 60% de charge restant après les 35-40 km de la veille. Allez, je coupe le suspens : je ne suis pas tombé en panne au bord de la route. À la restitution du véhicule, il reste environ 20% du « plein ». Au fait, j’ai pas trouvé comment on affiche l’autonomie restante en km.

Bilan de cet essai : l’électrique se révèle tout à fait adapté à la vie en ville. Agrément vraiment sympa par rapport à une voiture essence ou diesel de même catégorie (citadine). Autonomie OK pour les déplacements dodo-boulot quotidiens, mais pas pour partir loin de chez soi, et à condition d’avoir une prise de courant dans son parking. Bref, la logistique est un peu chiante et au final on se prive d’une partie du bénéfice d’autonomie qui a fait le succès de l’automobile.

Et franchement, qui va payer 30-35000 € pour rouler dans cette – petite – voiture à l’habitacle conçu il y a 10 ans, aussi propre et économique (pour l’instant) soit-elle ? C’est juste le prix de 3 Citroën C1.

Impatient de pouvoir tester les VE d’un certain constructeur bavarois, du coup.

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